Scandale Facebook / Cambridge Analytica

Cambridge Analytica

Cambridge Analytica

Image : Book Catalog (cc)
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Le scandale Cambridge Analytica est une affaire concernant l’exploitation abusive des données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook. Elle marque le début d’une importante vague de défiance à l’égard du réseau social et des plateformes Web en général.

Le 17 mars 2018, le Guardian (GB) et le New York Times (USA) révèlent que la société britannique de profilage politique Cambridge Analytica a récupéré et exploité, sans autorisation, les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs de Facebook (le chiffre passera plus tard à 87 millions, dont plus de 200 000 Français). Ces données auraient notamment permis à Cambridge Analytica d’influencer les résultats du référendum sur le Brexit, en Grande Bretagne, et de l’élection présidentielle américaine (qui a vu l’élection de de Donald Trump), en 2016, grâce à des campagnes ciblées de propagande auprès des utilisateurs du réseau social.

L’affaire a été révélée grâce à un lanceur d’alerte, Christopher Wylie, ancien employé de Cambridge Analytica, qui a transmis des informations à la presse.

Lorsque le scandale éclate, dans un premier temps, Facebook fait porter le chapeau à Aleksandr Kogan, un professeur de psychologie, qui a réalisé, en 2014, une étude auprès des usagers de Facebook, en s’appuyant sur un quiz baptisé « thisisyourdigitallife ». Celui-ci n’aurait pas respecté les règles du contrat passé avec le réseau social en revendant à Cambridge Analytica les informations collectées dans le cadre de son étude. Mais, très vite, c’est Facebook qui se retrouve directement mis en accusation pour ne pas avoir suffisamment protégé les données personnelles de ses utilisateurs.

L’affaire conduira le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, à s’expliquer publiquement devant le Congrès américain, les 10 et 11 avril 2018, puis devant le Parlement européen, le 22 mai 2018. A l’issue de cette affaire, Zuckerberg multipliera les initiatives pour tenter de rassurer l’opinion, promettant notamment de « réparer Facebook ».

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